Cancer du sein triple négatif : les femmes africaines plus exposées

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Une nouvelle étude scientifique suggère que certaines femmes seraient exposées à un plus grand risque de cancer du sein triple négatif que les autres.

De nombreux types de cancers du sein ont des cellules porteuses de récepteurs aux oestrogènes ou à la progestérone, deux hormones sexuelles naturellement présentes chez la femme. Le cancer du sein triple négatif ne possède aucun de ces récepteurs, c’est pourquoi il s’agit d’un cancer du sein “à part”, qui dispose de ses propres options de traitement, puisqu’il ne répond pas aux traitements hormonaux.

Publiée récemment dans la revue spécialisée Cancer, une nouvelle étude vient renforcer un constat existant mais encore peu documenté : les femmes jeunes et/ou d’origine africaine seraient exposées à un risque plus élevé de développer un cancer du sein triple négatif.

La présente étude a été réalisée à une très large échelle, puisque les chercheurs de l’Ecole de santé publique de l’Etat de Géorgie (États-Unis) ont analysé tous les cas de cancer du sein ayant été diagnostiqués entre 2010 et 2014 aux États-Unis, grâce à une vaste base de données représentant 99% de la population américaine.

L’équipe a identifié 1 151 724 cas de cancer du sein entre 2010 et 2014, les cas triple négatifs représentant environ 8,4% de tous les cas. En comparaison avec les femmes blanches non hispaniques, les femmes noires non hispaniques et les femmes d’origine hispanique avaient respectivement 2,3 et 1,2 fois plus de chances de recevoir un diagnostic de cancer du sein triple négatif. Plus de 21% des femmes noires non hispaniques ont reçu ce diagnostic, contre moins de 11% pour tous les autres types de cancer du sein.

Quant aux femmes de moins de 40 ans, elles avaient quelle que soit leur origine ethnique deux fois plus de risque de recevoir un diagnostic de cancer du sein triple négatif que les femmes âgées de 50 à 64 ans.

En raison de l’agressivité du cancer du sein triple négatif et de l’absence à ce jour d’options thérapeutiques véritablement performantes, les chercheurs estiment qu’il est crucial de savoir quelles sont les femmes les plus à risque, afin d’augmenter la vigilance à leur encontre pour ce type de cancer.

La Société canadienne du cancer rappelle en effet sur son site que “la plupart des cancers du sein triple négatif […] sont des tumeurs agressives, ou de haut grade”. Autrement dit, ils ont tendance à se développer et à se propager rapidement, à tel point que “beaucoup sont diagnostiqués à un stade avancé, alors que le cancer s’est déjà propagé (métastases) aux ganglions lymphatiques ou à d’autres organes”. D’où l’importance d’identifier les populations les plus à risque pour un diagnostic le plus précoce possible.

 

 


Source : AfriqueFemme.com