Garantie sans gueule de bois et sans danger pour la santé, l’alcool synthétique arrive prochainement

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Tous les buveurs rêvent de pouvoir profiter de leur boisson alcoolisée sans avoir à subir les effets négatifs tant redoutés de l’alcool. Pour ne plus avoir à trahir nos promesses de ne plus jamais recommencer, les scientifiques sont en train de travailler sur un dérivé de l’éthanol qui permettrait de ne plus subir la gueule de bois. Une information relayée par nos confrères de The Guardian et de LCI.

La gueule de bois est une épreuve par lequel chaque buveur doit passer mais qui n’empêche pas de recommencer à chaque fois. Les symptômes sont nombreux : mal de tête, bouche sèche, fatigue générale, nausée et bien d’autres. Des scientifiques ont eu l’idée de fabriquer une molécule qui garderait seulement les bons côtés de l’alcool.

Garantie sans gueule de bois et sans danger pour la santé, l’alcool synthétique arrive prochainement

Savons-nous vraiment ce qu’est la gueule de bois ?

La veisalgie est le nom scientifique de la gueule de bois, qui est en fait une intoxication alcoolique. Les symptômes caractéristiques apparaissent généralement 8 à 16 heures après une consommation excessive. Les premiers symptômes ressentis tels que la bouche et les muqueuses sèches, résultent en fait d’une déshydratation. L’alcool diminue la production de l’hormone antidiurétique dont le rôle est de retenir l’eau dans le corps. On comprend bien pourquoi l’envie d’uriner est fréquente et le corps complètement déshydraté.

Lorsque l’on boit, notre organisme métabolise l’alcool et le transforme en un composé chimique toxique : l’acétaldéhyde, ou éthanal qui est un véritable poison pour l’organisme. À des concentrations élevées, l’acétaldéhyde peut produire des symptômes désagréables comme l’inflammation des muqueuses de l’estomac et la nausée.

Lorsqu’il est ingéré, l’alcool a de nombreux effets directs sur le cerveau. Il active les récepteurs synaptiques du GABA, le neurotransmetteur inhibiteur par excellence du cortex cérébral ce qui affecte le raisonnement et les fonctions langagières ainsi que les capacités d’autorégulation et de contrôle. Le plaisir ressenti lors de la consommation d’alcool s’explique par le fait qu’il stimule les circuits nerveux dits « de la récompense » qui utilisent la dopamine comme neurotransmetteurs. Enfin, l’alcool empêche le cervelet, petite structure à la base du cerveau, de remplir son rôle correctement, ce qui entraine un manque d’équilibre et des problèmes de coordination motrice.

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Une nouvelle molécule aux effets surprenants

Alcarelle est le nom de la molécule qui permettrait de se saouler sans aucun effet secondaire. Basée sur la molécule « alcosynth », elle permettraitd’éviter les effets toxiques liés à la consommation d’alcool. Même si l’idée semble intéressante, il faut encore attendre pour que ce mélange se retrouve dans nos bouteilles. En effet, la molécule doit être correctement règlementée avant d’être mise sur le marché.

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Le principe est simple : stimuler les neurones responsables des effets agréables de l’alcool et ne pas stimuler ceux qui sont responsables des effets négatifs. Le professeur David Nutt, neuro-psychopharmacologue à l’Impérial Collège de Londres, qui a dirigé les travaux a déclaré à The Guardian :

« Les effets de l’alcool sont compliqués, mais l’on peut cibler les parties du cerveau que l’on veut ».

En effet, il affirme avoir découvert quels récepteurs GABA peuvent être stimulés pour induire les sensations liées à la prise d’alcool sans effets néfastes.

Il a déclaré : « Nous savons à quel endroit du cerveau l’alcool agit de manière « positive », et où il agit de manière « négative » et quels récepteurs en sont les médiateurs : GABA, le glutamate et d’autres, tels que la sérotonine et la dopamine. Vous pouvez aisément modifier la manière dont une molécule se lie à un récepteur pour produire différents effets ».

Pour le professeur Nutt, « quelle que soit la quantité d’Alcarelle que vous consommez, vous n’aurez jamais les effets négatifs ». Les chercheurs ont déjà testé la molécule sur eux en laboratoire et cherchent désormais un moyen de l’intégrer à des boissons agréables à boire. À suivre …

Recommandations

D’après le professeur Nutt  « Si on le découvrait aujourd’hui, l’alcool serait illégal en tant que produit alimentaire. Si vous appliquez les critères des normes alimentaires, la limite d’alcool de sécurité serait d’un verre de vin par an. »

Inutile d’attendre la commercialisation d’Alcarelle pour limiter sa consommation. Si vous pensez avoir un problème d’alcool ou pour tout autre renseignement, demandez conseil à un professionnel de la santé.


Source : SantePlusMag