Une femme brûlée par un bain de vapeur vaginal rappelle la dangerosité de cette pratique prônée par Gwyneth Paltrow

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Une femme de 62 ans a été brûlée au second degré après avoir bénéficié d’un bain de vapeur vaginal. Son cas, rapporté dans le Journal of Obstetrics and Gynaecology Canada, rappelle les dangers de cette pratique, dont Gwyneth Paltrow faisait encore il y a peu la promotion.

Prôné par Gwyneth Paltrow, le bain de vapeur vaginal est loin d’être sans danger. Il y a peu, une Nord-Américaine âgée de 62 ans en a fait les frais. La femme, qui souffrait d’une descente d’organes, s’était vu conseiller ce soin par un médecin traditionnel chinois. Elle pensait ainsi pouvoir éviter la chirurgie. Selon une docteure en gynécologie à l’université de Calgary, qui rapporte son cas dans le Journal of Obstetrics and Gynaecology Canada, la septuagénaire a été brûlée au second degré.

Elle rappelle que, bien que cette pratique soit depuis longtemps utilisée dans certaines cultures asiatiques et africaines, les médecins devraient être au fait des risques qu’elle fait encourir aux femmes.

Un danger pour l’équilibre de la flore vaginale

La pratique, que Gwyneth Paltrow a popularisée en la recommandant sur son site Goop, dédié à un art de vivre « au naturel », consiste à s’asseoir entre 20 et 45 minutes sur une sorte de W.C d’où émane de la vapeur enrichie en extraits de plantes, généralement de l’armoise. Proposés dans certains spas, ces bains de vapeurs sont censés « purifier » le vagin et ainsi booster la fertilité, réguler les menstruations et soulager les douleurs qui y sont associées, ou encore atteindre plus facilement l’orgasme.

Les médecins alertent cependant depuis longtemps sur les dangers que cela implique. Interviewée en mai 2015 à ce sujet par Le Nouvel Obs, Alexia Bacouël, sexothérapeute, expliquait : « L’utilisation d’extraits de plante, diffusés par vapeur sur la zone génitale, est à proscrire ! D’une part, à forte dose, cette plante médicinale [allusion à l’armoise, utilisée dans ces bains de vapeur, ndlr.] peut devenir toxique, d’autre part, la zone intime féminine est extrêmement sensible et la paroi vaginale étant très absorbante, il y a fort à craindre d’une telle utilisation ».

« Le vagin contient de bonnes bactéries, qui sont là pour le protéger. Si ces bactéries sont perturbées, cela peut provoquer une infection, comme la vaginose bactérienne ou le muguet, ou une inflammation », prévenait d’autre part dans les colonnes de Metro Vanessa Mackay, porte-parole du Royal College of Obstetricians and Gynaecologists, au Royaume-Uni.

 

 

 


Source : AfriqueFemme.com